« J’ai besoin de prendre du recul en tant que dirigeant » : coach, consultant ou mentor, vers qui se tourner ?

Un coach n’est pas toujours la bonne personne

Une décision importante à prendre. Une organisation qui ne fonctionne plus aussi bien qu’avant. Une équipe qui grandit. Des difficultés à déléguer. Une posture qui ne semble plus tout à fait adaptée. Ou simplement cette impression d’avoir tellement la tête dans le guidon qu’il devient difficile de prendre de la hauteur.

Dans ces moments-là, faire appel à un regard extérieur peut être précieux.

Coach, consultant, mentor… Ces professionnels peuvent tous accompagner un dirigeant, mais ils ne le font pas nécessairement de la même manière ni avec le même objectif.

Et finalement, la première question à se poser n’est peut-être pas « De qui ai-je besoin ? », mais plutôt :


Derrière une même envie de « prendre du recul », les besoins peuvent être très différents.

Un dirigeant peut par exemple se dire :

« Je dois revoir toute mon organisation commerciale et je ne sais pas comment la structurer. »

« Je viens de reprendre une entreprise et j’aimerais échanger avec quelqu’un qui est déjà passé par là. »

« Je sais que je dois davantage déléguer, mais dès que quelque chose m’échappe, je reprends la main. »

« Plusieurs options s’offrent à moi et je tourne en rond sans parvenir à décider. »

Ces situations peuvent toutes donner envie de chercher un regard extérieur. Mais elles n’appellent pas nécessairement le même type d’accompagnement.

C’est pourquoi, avant de choisir un professionnel, il peut être utile de clarifier ce que l’on attend réellement de lui.


Le consultant intervient généralement lorsqu’un dirigeant rencontre une problématique sur laquelle il a besoin d’une expertise spécifique.

Stratégie, ressources humaines, organisation, finance, marketing, développement commercial… Il analyse une situation à partir de son domaine d’expertise et peut proposer un diagnostic, des recommandations ou des solutions opérationnelles.

La question à laquelle il aide à répondre pourrait être :

Si vous avez besoin d’un interlocuteur qui maîtrise un sujet mieux que vous et qui puisse vous apporter des réponses, des méthodes ou des recommandations, le consultant est probablement le professionnel à privilégier.


Le mentor apporte autre chose : son expérience.

Il a généralement connu des situations proches de celles que traverse le dirigeant et peut partager ce qu’il a vécu, les choix qu’il a faits, les difficultés qu’il a rencontrées ou les enseignements qu’il en a tirés.

La question devient alors :

Le mentor peut être particulièrement précieux lorsqu’on souhaite confronter son expérience à celle d’un dirigeant plus expérimenté ou bénéficier de repères issus du terrain.


Et puis il existe des situations dans lesquelles le dirigeant ne manque ni d’informations ni de conseils.

Il sait parfois même très bien ce qu’il « devrait » faire.

Déléguer davantage. Poser des limites. Avoir une conversation qu’il repousse depuis plusieurs semaines. Prendre une décision. Arrêter de vouloir tout contrôler.

Le rôle du coach n’est alors pas d’apporter une nouvelle solution ou de dire au dirigeant ce qu’il devrait faire.

Il lui offre un espace pour ralentir, prendre de la hauteur, questionner ses raisonnements et ses façons d’agir, identifier ce qui se joue derrière certaines difficultés, envisager d’autres options et choisir ce qu’il souhaite réellement faire évoluer.

C’est notamment dans cet espace qu’un coaching professionnel de dirigeant ou de manager peut prendre tout son sens.

Dans ma pratique, je constate par exemple qu’une difficulté à déléguer ne concerne pas toujours uniquement la délégation. Elle peut aussi toucher à la confiance, au besoin de contrôle ou à la place que le dirigeant s’est construite dans son entreprise.

De la même manière, derrière la recherche de « la bonne décision », il peut parfois y avoir la volonté de trouver une certitude qui n’existe tout simplement pas.

Ou encore, une façon de fonctionner qui a longtemps été utile peut finir par montrer ses limites lorsque l’entreprise, l’équipe ou les responsabilités évoluent.

Le coaching permet alors de travailler non seulement sur la situation rencontrée, mais aussi sur la manière dont la personne la vit et y répond.


Ces distinctions donnent des repères, mais la réalité est évidemment plus nuancée. Les frontières entre les pratiques ne sont pas toujours parfaitement étanches et certains professionnels peuvent d’ailleurs avoir plusieurs casquettes.

L’important est donc moins de s’arrêter à leur intitulé que de comprendre quelle posture ils adoptent, ce qu’ils vont réellement vous apporter et ce que vous attendez d’eux.

Si vous vous dites plutôt…L’accompagnement à envisager
« Je ne maîtrise pas suffisamment ce sujet et j’ai besoin d’une expertise. »Consultant
« J’ai besoin d’un diagnostic et de recommandations opérationnelles. »Consultant
« J’aimerais échanger avec quelqu’un qui a déjà vécu une situation comparable. »Mentor
« Je voudrais bénéficier de l’expérience d’un dirigeant plus expérimenté. »Mentor
« J’ai besoin de prendre du recul pour trouver ma propre manière d’avancer. »Coach
« Je sais globalement ce que je devrais faire, mais je n’arrive pas à le mettre en œuvre. »Coach
« Plusieurs options sont possibles et j’ai besoin de clarifier ma décision. »Coach
« Je veux faire évoluer ma posture ou certains de mes fonctionnements. »Coach

L’enjeu n’est donc pas de savoir quel accompagnement est « le meilleur », mais lequel répond au besoin que vous rencontrez aujourd’hui.


Ces différentes formes d’accompagnement ne sont pas nécessairement exclusives les unes des autres.

Un dirigeant peut avoir besoin, à différents moments, d’une expertise extérieure, de l’expérience d’un pair ou d’un espace de réflexion sur sa propre manière d’agir.

Prenons l’exemple d’un dirigeant dont l’entreprise grandit rapidement.

Il peut solliciter un consultant pour structurer certains processus ou revoir son organisation.

Échanger avec un mentor qui a déjà traversé une phase de croissance similaire.

Et travailler avec un coach sur sa propre évolution : sa manière de déléguer, sa posture vis-à-vis de son équipe ou sa difficulté à ne plus être au centre de toutes les décisions.

Ce ne sont pas les mêmes besoins. Et ils n’appellent donc pas nécessairement les mêmes interlocuteurs.


Le coaching peut notamment être intéressant lorsque :

Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’attendre d’être en difficulté pour se faire accompagner.

Le besoin peut simplement apparaître à un moment où les responsabilités évoluent, où l’entreprise franchit une nouvelle étape ou lorsque l’on ressent la nécessité de prendre suffisamment de recul pour ne plus décider uniquement dans l’urgence.


Avant de chercher un coach, un consultant ou un mentor, on peut donc commencer par compléter cette phrase :

… m’apporte une expertise que je n’ai pas.

… partage avec moi son expérience.

… m’aide à questionner ma propre façon d’agir.

… me permette de prendre suffisamment de recul pour décider.

La réponse permet souvent de mieux comprendre quel type d’accompagnement rechercher.

Et le premier échange avec un professionnel doit aussi permettre de vérifier cette adéquation.


Vous ressentez le besoin de prendre du recul sur une situation, de questionner votre posture ou votre manière de fonctionner, de préparer une décision ou de faire évoluer vos pratiques ?

J’accompagne dirigeants et managers dans le cadre de coachings professionnels individuels, construits à partir de leur situation et de leurs objectifs.